Le 7e arrondissement de Paris
paris7.org est un blog engagé et engageant sur la vie du 7e arrondissement de Paris. Loin des clichés de l’arrondissement vieux et riche, je souhaite faire transparaître la véritable identité d’un arrondissement riche de la diversité de ses habitants et de son patrimoine vieux de plusieurs siècles. Le 7e arrondissement, comme Paris, ne doit pas devenir un site musée, un arrondissement figé, où la plus grande crainte serait le changement et l’innovation.Compte-Rendu de mandat…
Madame le Maire,
J’ai sélectionné trois sujets qui méritent d’être traités lors de ce Conseil Consultatif de Quartier, d’autres points ont été abordés dans des questions écrites, dont j’attends encore aujourd’hui la réponse.
Le premier sujet c’est la démocratie locale, la raison d’être de notre Conseil de Quartier. Je vous ai interrogé sur la mise en application de la Charte parisienne de la Participation. Le site internet de la Mairie du 7e vient d’en faire la promotion (le 10/06/2010). J’espère qu’il s’agit d’une réelle volonté de votre part de faire participer le plus grand nombre notamment par l’usage des nouvelles technologies et le choix d’horaires de réunion adaptés à la diversité des modes de vie des Parisiens.
Notre Conseil Consultatif de Quartier ressemble trop souvent à des réunions publiques sur des sujets fort intéressants, mais où la consultation de notre Conseil n’a pas de raison d’être et n’a d’ailleur pas eu lieu. De plus, la Charte, que vous avez vous-même rédigé, n’est jamais respectée. Elle est bafouée de toute part. Répondez-vous aux questions écrites sous 45 jours ? L’ordre du jour de ce soir nous a-t-il été envoyé quinze jours auparavant ? Qu’en est-il du rapport annuel ? des comptes-rendus dont le dernier date de mars 2009 ? de la transparence des comptes ?
Au final, quel est l’intérêt d’un Conseil Consultatif de Quartier s’il n’est pas consulté et s’il n’a pas la possibilité de faire des propositions d’investissement dans le cadre de son budget ?
Aussi, je refuse que ces budgets servent à une opération de communication, dont l’utilité n’aurait pas été démontrée et pour laquelle le budget du quartier École militaire serait utilisé pour repousser les sans-abri du Gros Caillou vers les quartiers environnants.
Enfin, je souhaite une nouvelle Charte des Conseils de Quartiers qui respectent les valeurs indispensables : Les femmes ne méritent pas qu’une journée, mais la parité dans les CCQ, une plus large représentation des citoyens, notemment des jeunes et des actifs, la mise en place d’un bureau dans chaque Conseil de Quartier et des règles de transparence dans le budget.
Le deuxième sujet c’est la sécurité. Vous avez écrit, Madame le Maire, aux riverains de l’avenue de Breteuil : Quel est donc le traitement spécifique de cette avenue dans le PLS (Plan Local de Sécurité) du 7e ?
Aussi notre arrondissement a connu l’an dernier un meurtre, je le déplore. Celà engage votre responsabilité et celle de Jean-Philippe Hubin, chargé de la Sécurité, qui se dédouane en affirmant que la mort d’un Polonais serait moins grave.
Madame le Maire, M. Hubin ne peut réduire son échec en déclinant tout responsabilité en raison de l’origine de la victime. Ces propos sont offusquants pour les Polonais, citoyens communautaires, dont l’ambassade se trouve dans notre arrondissement. Les valeurs exprimées par l’élu en charge de la sécurité du 7e arrondissement s’opposent aux valeurs de la République.
Alors que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dans son article 6, prévoit que «La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse», M. Hubin laisse penser que la sécurité est un droit qu’il réserve seulement à une catégorie de la population. Il n’a donc plus la confiance et la légitimité nécessaire pour remplir sa mission. Je vous invite donc, Madame le Maire, à reconsidérer les fonctions de M. Hubin.
Pour finir le dernier point que je souhaite aborder ce soir, est le logement. Vous avez émis le souhait de “repeupler” le 7e arrondissement, ce qui est un grand défit. En effet, le 7e arrondissement connaît depuis de nombreuses années une baisse de la population en parallèle d’une augmentation du nombre de logements vacants et de résidences secondaires.
Vous refusez, Madame le Maire, une politique ambitieuse en matière de logements sociaux parce qu’aujourd’hui vous en attribuez très peu aux habitants du 7e arrondissement.
Si vous souhaitez que la population augmente dans notre arrondissement, il faut bien accueillir des personnes qui n’habitent pas aujourd’hui cet arrondissement. Et plus il y aura de logements sociaux dans l’arrondissement, plus vous pourrez en attribuer.
En ce qui concerne les constructions de logements privés, comment pouvez-vous vous assurer que ce sont des habitants du 7e arrondissement qui se portent acquéreur et que ces logements seront des résidences principales et non des pied-à-terre ?
Je vous remercie.
Rachida Dati, conseil de quartier Aucun commentaire »Quelle efficacité pour la politique du logement de Rachida Dati ?
Rachida Dati, Maire du 7e arrondissement, souhaite « repeupler » l’arrondissement. “J’ai pour ma part indiqué y être favorable afin d’augmenter le parc de logements du 7e, et de contribuer à son activité économique et commerciale grâce à la présence d’habitants.” (Référence : Lettre du 18 décembre 2009, adressée au promoteur OGIC. http://www.mairie7.paris.fr/mairie07/document?id=14498&id_attribute=127 )
Le 7e arrondissement est l’un des arrondissement les moins densément peuplés. Les raisons principales sont la présence de nombreux espaces verts (Champ-de-Mars, Esplanade des Invalides, avenue de Breteuil, musée Rodin) d’une part et la présence de nombreux bâtiments publiques (Inalides, École militaire, Matignon, Ministères, ambassades) d’autre part.
La volonté d’augmenter le nombre d’habitants du 7e arrondissement est bien fondée. En effet, cela redynamiserait l’arrondissement, notamment les commerces de proximité (principalement les commerces de bouche qui tendent à se raréfier.
De nouveaux projets immobiliers voient le jour dans le 7e arrondissement (Laennec, villa de Saxe, avenue de Latour-Maubourg).
Dans chacun de ces projets la position de Rachida Dati et des élus UMP-NC est toujours identique : une lutte effrénée contre le logement social. Pour respecter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui impose 25% de logements sociaux, on utilise des niches pour faire des logements qui répondent au critère social de la loi, mais qui ne portent pas le nom de HLM. L’honneur est sauf. Pourtant, le 7e arrondissement avec ses 1,2% de logements sociaux, alors que la loi SRU en demande 20% a un retard qu’il faudra bien que l’arrondissement récupère.
Le Maire du 7e arrondissement proteste régulièrement, qu’elle n’attribue que très peu de logements sociaux (environ deux par an) et que ce ne sont pas des habitants sur 7e à qui ils sont attribués. Pour augmenter le nombre d’habitants du 7e, il faut que des personnes qui habitaient en dehors du 7e arrondissement viennent y habiter
Bien que l’arrondissement ne connaissent pas de destruction d’immeubles, le nombre de résidences principales est en diminution. Entre 1999 et 2005, plus de 600 résidences principales ont été supprimées. Et cette tendance n’est pas prête de s’inverser. Face au prix de l’immobilier dans l’arrondissement, ce sont de plus en plus d’étrangers qui investissent dans la pierre, les
Parisiens n’ayant pas les moyens de l’immobilier dans le 7e arrondissement. Généralement ces résidences secondaires ne sont que des pieds à terre occupés quelques jours par an.
Si les logements sociaux ne profitent pas aux habitants du 7e arrondissement, les logements neufs n’apportent pas de nouveaux résidents. Le logement social, auquel 70% des Parisiens sont éligibles, permettrait à l’arrondissement de se revitaliser.
Rachida Dati, logement Aucun commentaire »Rachida Dati souhaite la rentabilité maximale du promoteur
Mardi 30 mars, Rachida Dati présidait une réunion publique sur le projet de construction du terrain des Clarisses (parcelle 13 avenue de Saxe, 5-7 villa de Saxe) dans le 7e arrondissement.
Les Sœurs Clarisses qui étaient installées dans le couvent depuis 1876 sont parties à Senlis dans l’Oise en septembre 2009. Pour profiter de ce patrimoine (et éviter le squat) des membres de la conférence des évêques de France et une association de réinsertion y logent.
Aucune congrégation religieuse ne pouvant récupérer le couvant, les Sœurs ont lancé une consultation de promoteurs pour vendre ce terrain.
En juin 2009, le promoteur OGIC, en partenariat avec l’Atelier d’architecture et d’urbanisme Jade et Sami Tabet et l’agence de paysagiste Pena&Pena, a été désigné lauréat de la consultation.
Depuis cette date, des projets ont été réalisés pour obtenir un permis de construire.
Les principales contraintes :
- La rentabilité financière de l’opération pour le promoteur
- 25 % de logements sociaux.
- La conservation de l’espace vert d’une surface de 900m². La disposition de l’espace vert peut être modifiée, mais doit rester au moins égale à 900m². La direction des espaces verts peut demander que soit conservée la contiguïté entre l’espace vert et l’avenue de Saxe.
- L’intégration sur l’avenue de Saxe, avec d’un côté un immeuble de 9 étages et de l’autre un hôtel particulier de 3 étages.
- La commission du vieux Paris pourrait faire un vœux pour la conservation du bâtiment de la chapelle.
Le premier point intéresse particulièrement le promoteur (et dans un second temps les Clarisses, puisque le prix du terrain dépend de la rentabilité de la construction qu’on peut faire dessus).
Les logements sociaux seront des logements pour jeunes travailleurs. Et Rachida Dati n’a rien contre, car cela ne s’appelle pas HLM, mais foyer. Cependant, ce ne sera pas les services de la mairie qui y feront les affectations, donc le maire n’a aucune garantie que ces logements bénéficient aux habitants du 7e. (Mme Dati réclame des logements intermédiaires de grande surface pour les familles du 7e).
Les espaces verts et la conservation du bâtiment de la chapelle (cette dernière n’étant pas conservée) posent des contraintes au niveau de la rentabilité. Le projet initial proposé par le promoteur (c’est-à-dire celui qu’il préfère parce qu’il optimise sa rentabilité) a une surface hors œuvre nette de 3930m². Les autres projets ont une surface légèrement inférieur (avec pour conséquences moins de logements vendus).
Mme Dati, voulant rendre le sujet très politique, défend le projet n°1 qui ne répond pas aux exigences de la Direction des espaces verts et de la commission du vieux Paris. Pour elle, le 7e arrondissement comporte déjà trop d’espaces verts qu’il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper. Elle souhaite donc un plébiscite pour ce projet très rentable pour le promoteur. La présentation du promoteur, donnant l’avantage au projet n°1 (le plus rentable), certains semblent être acquis à la cause du promoteur. Pas besoin d’étudier les différents plans possibles pour le maire, car si le projet n°1 n’obtenait pas le permis de construire, le terrain deviendrait une friche et la chapelle un squat. Ajoutons de la peur : ce squat pourrait être le lieu de meurtres !
Je crois qu’il faut être objectif et la mairie du 7e arrondissement doit regarder toutes les possibilités, sans s’intéresser uniquement à la rentabilité du promoteur. De plus si le promoteur présente d’autres projets, c’est qu’ils sont peut-être moins rentables, mais toujours faisables. Quels sont les intérêts de la Mairie du 7e dans cette affaire ?
Projet Clarisses, Rachida Dati Aucun commentaire »





L'information du 7e arrondissement