Le 7e arrondissement de Paris

paris7.org est un blog engagé et engageant sur la vie du 7e arrondissement de Paris. Loin des clichés de l’arrondissement vieux et riche, je souhaite faire transparaître la véritable identité d’un arrondissement riche de la diversité de ses habitants et de son patrimoine vieux de plusieurs siècles. Le 7e arrondissement, comme Paris, ne doit pas devenir un site musée, un arrondissement figé, où la plus grande crainte serait le changement et l’innovation.

Quelle efficacité pour la politique du logement de Rachida Dati ?

par Benoît GUYOT

Rachida Dati, Maire du 7e arrondissement, souhaite « repeupler » l’arrondissement. “J’ai pour ma part indiqué y être favorable afin d’augmenter le parc de logements du 7e, et de contribuer à son activité économique et commerciale grâce à la présence d’habitants.” (Référence : Lettre du 18 décembre 2009, adressée au promoteur OGIC. http://www.mairie7.paris.fr/mairie07/document?id=14498&id_attribute=127 )

Le 7e arrondissement est l’un des arrondissement les moins densément peuplés. Les raisons principales sont la présence de nombreux espaces verts (Champ-de-Mars, Esplanade des Invalides, avenue de Breteuil, musée Rodin) d’une part et la présence de nombreux bâtiments publiques (Inalides, École militaire, Matignon, Ministères, ambassades) d’autre part.

La volonté d’augmenter le nombre d’habitants du 7e arrondissement est bien fondée. En effet, cela redynamiserait l’arrondissement, notamment les commerces de proximité (principalement les commerces de bouche qui tendent à se raréfier.

De nouveaux projets immobiliers voient le jour dans le 7e arrondissement (Laennec, villa de Saxe, avenue de Latour-Maubourg).

Dans chacun de ces projets la position de Rachida Dati et des élus UMP-NC est toujours identique : une lutte effrénée contre le logement social. Pour respecter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui impose 25% de logements sociaux, on utilise des niches pour faire des logements qui répondent au critère social de la loi, mais qui ne portent pas le nom de HLM. L’honneur est sauf. Pourtant, le 7e arrondissement avec ses 1,2% de logements sociaux, alors que la loi SRU en demande 20% a un retard qu’il faudra bien que l’arrondissement récupère.

Le Maire du 7e arrondissement proteste régulièrement, qu’elle n’attribue que très peu de logements sociaux (environ deux par an) et que ce ne sont pas des habitants sur 7e à qui ils sont attribués. Pour augmenter le nombre d’habitants du 7e, il faut que des personnes qui habitaient en dehors du 7e arrondissement viennent y habiter

Bien que l’arrondissement ne connaissent pas de destruction d’immeubles, le nombre de résidences principales est en diminution. Entre 1999 et 2005, plus de 600 résidences principales ont été supprimées. Et cette tendance n’est pas prête de s’inverser. Face au prix de l’immobilier dans l’arrondissement, ce sont de plus en plus d’étrangers qui investissent dans la pierre, les
Parisiens n’ayant pas les moyens de l’immobilier dans le 7e arrondissement. Généralement ces résidences secondaires ne sont que des pieds à terre occupés quelques jours par an.

Si les logements sociaux ne profitent pas aux habitants du 7e arrondissement, les logements neufs n’apportent pas de nouveaux résidents. Le logement social, auquel 70% des Parisiens sont éligibles, permettrait à l’arrondissement de se revitaliser.

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Rachida Dati souhaite la rentabilité maximale du promoteur

par Benoît GUYOT

Mardi 30 mars, Rachida Dati présidait une réunion publique sur le projet de construction du terrain des Clarisses (parcelle 13 avenue de Saxe, 5-7 villa de Saxe) dans le 7e arrondissement.

Les Sœurs Clarisses qui étaient installées dans le couvent depuis 1876 sont parties à Senlis dans l’Oise en septembre 2009. Pour profiter de ce patrimoine (et éviter le squat) des membres de la conférence des évêques de France et une association de réinsertion y logent.

Aucune congrégation religieuse ne pouvant récupérer le couvant, les Sœurs ont lancé une consultation de promoteurs pour vendre ce terrain.
En juin 2009, le promoteur OGIC, en partenariat avec l’Atelier d’architecture et d’urbanisme Jade et Sami Tabet et l’agence de paysagiste Pena&Pena, a été désigné lauréat de la consultation.

Depuis cette date, des projets ont été réalisés pour obtenir un permis de construire.

Les principales contraintes :

  • La rentabilité financière de l’opération pour le promoteur
  • 25 % de logements sociaux.
  • La conservation de l’espace vert d’une surface de 900m². La disposition de l’espace vert peut être modifiée, mais doit rester au moins égale à 900m². La direction des espaces verts peut demander que soit conservée la contiguïté entre l’espace vert et l’avenue de Saxe.
  • L’intégration sur l’avenue de Saxe, avec d’un côté un immeuble de 9 étages et de l’autre un hôtel particulier de 3 étages.
  • La commission du vieux Paris pourrait faire un vœux pour la conservation du bâtiment de la chapelle.

Le premier point intéresse particulièrement le promoteur (et dans un second temps les Clarisses, puisque le prix du terrain dépend de la rentabilité de la construction qu’on peut faire dessus).

Les logements sociaux seront des logements pour jeunes travailleurs. Et Rachida Dati n’a rien contre, car cela ne s’appelle pas HLM, mais foyer. Cependant, ce ne sera pas les services de la mairie qui y feront les affectations, donc le maire n’a aucune garantie que ces logements bénéficient aux habitants du 7e. (Mme Dati réclame des logements intermédiaires de grande surface pour les familles du 7e).

Les espaces verts et la conservation du bâtiment de la chapelle (cette dernière n’étant pas conservée) posent des contraintes au niveau de la rentabilité. Le projet initial proposé par le promoteur (c’est-à-dire celui qu’il préfère parce qu’il optimise sa rentabilité) a une surface hors œuvre nette de 3930m². Les autres projets ont une surface légèrement inférieur (avec pour conséquences moins de logements vendus).

Mme Dati, voulant rendre le sujet très politique, défend le projet n°1 qui ne répond pas aux exigences de la Direction des espaces verts et de la commission du vieux Paris. Pour elle, le 7e arrondissement comporte déjà trop d’espaces verts qu’il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper. Elle souhaite donc un plébiscite  pour ce projet très rentable pour le promoteur. La présentation du promoteur, donnant l’avantage au projet n°1 (le plus rentable), certains semblent être acquis à la cause du promoteur. Pas besoin d’étudier les différents plans possibles pour le maire, car si le projet n°1 n’obtenait pas le permis de construire, le terrain deviendrait une friche et la chapelle un squat. Ajoutons de la peur : ce squat pourrait être le lieu de meurtres !

Je crois qu’il faut être objectif et la mairie du 7e arrondissement doit regarder toutes les possibilités, sans s’intéresser uniquement à la rentabilité du promoteur. De plus si le promoteur présente d’autres projets, c’est qu’ils sont peut-être moins rentables, mais toujours faisables. Quels sont les intérêts de la Mairie du 7e dans cette affaire ?

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Architecture et HLM

par Benoît GUYOT

Dans l’éditon de janvier 2009 du journal municipal, on retrouve un article polémique sur la création d’un immeuble de logements sociaux avenue de Latour-Maubourg. Celui-ci résume assez bien la position de l’exécutif de l’arrondissement « Nous sommes contre le projet de création d’HLM, parceque l’architecture d’un HLM est moins esthétique que l’urbanisme d’un centre d’accueil de la petite enfance. » Il est vrai que le Musée du Quai Branly s’intègre beaucoup mieux dans l’environnement haussmannien…

L’article :
La parcelle située à l’angle du 38boulevard de La Tour-Maubourg et du 71 rue Saint-Dominique fait l’objet d’un projet de réalisation de 31 logements locatifs sociaux par la société de HLM Batigère, avec l’accord et la participation financière de la ville de Paris. Seulement sept à huit logements, environ, pourront être attribués par la mairie du 7e arrondissement.
Initialement, la mairie du 7e avait souhaité que soit réalisé sur ce terrain, en sus de logements, un établissement d’accueil pour la petite enfance. Cette demande a été refusée par Bertrand Delanoë, au motif que le 7e disposerait de suffisamment de crèches.
Aujourd’hui, ce projet fait l’objet d’une vive contestation de la part des riverains, d’associations de préservation du patrimoine parisien (SOSParis, Comité d’aménagement du 7e), et de la majorité des élus du 7earrondissement.
La controverse ne porte pas sur la nécessité de créer des logements sociaux, mais uniquement sur l’aspect architectural trop expressif des bâtiments nouveaux, difficile à accepter dans l’environnement haussmannien du boulevard de La Tour-Maubourg.
RachidaDati souhaite recueillir votre avis sur l’architecture de ce projet.

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